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  • yzoisa

Résidence IFM Kénitra - Jour#2

Pas de programme particulier aujourd'hui sinon découvrir un peu la ville.

C'est dimanche, mais le dimanche ici des tas de gens travaillent comme un autre jour, y compris dans le bâtiment. La ville est en activité, rien à voir avec un dimanche en France.

Balade en bord du fleuve (la rive sud de l’oued Sebou à une dizaine de km de l’embouchure sur l’Océan Atlantique). La rive a été aménagée pour la promenade mais, comme dans les rues, les espaces aménagés sont jonchés de détritus. Ici, visiblement, on jette ses déchets n'importe où.

Et l'eau du fleuve elle-même est polluée par des conduites en béton qui déversent les effluents urbains. Deux couples assistent à l'agonie d'un poisson qui s'asphyxie. Non loin de chics clubs nautiques font face à une station d'épuration dominée par la prison de Kenitra (qu'il est interdit de photographier, tout comme les ouvrages d'art).

Il fait chaud - dans les 20°C, et Pascale et moi buvons un jus de fruit en terrasse d'un café. Ici on ne sert pas d'alcool mais des jus de fruits frais et pressés sur place (les fruits ne manquent pas dans la région) mélangés à une base de jus d'orange ou à du lait. Tout à coup je lève les yeux sur le passage d'une multitude d'oiseaux... non ce ne sont pas des mouettes mais des cigognes !!!

L'après-midi, je découvre le quartier marocain où se trouve le souk. Pas de grand immeuble ici mais des bâtiments à 1 ou 2 étages maximum, typiques de la construction d'ici, à toits plats (toits-terrasses). Je n'ai pas croisé un seul visage européen. Ici ce n'est pas Marrakech, le souk n'est pas un marché à touristes mais là où les habitants viennent s'approvisionner. Je n'ai vu qu'une seule boutique dont l'étal ressemble aux photos qui vantent les souks achalandés pour les touristes. A part les étals d'épices et de fruits secs présentés en dômes dans des paniers, ce sont des vendeurs de fruits, de pâtisseries orientales, d'articles ménagers de toutes sortes, surtout en plastiques ou en aluminium, des chaussures et des vêtements - babouches et djellabas mais aussi baskets et tenues européennes souvent de contrefaçons. Très peu d'artisanat traditionnel ou bien qui viennent d'autres régions. Il y a un quartier brocante et fripes aussi, Pascale me dit que ce n'est pas fréquent au Maroc.

Les rues commerçantes sont fréquentées, on avance assez lentement. Les vendeurs attirent le client de leurs voix criardes. Bien que seuls visages européens, Pascale et moi ne nous faisons pas ennuyées. A peine quelques regards interrogateurs ou quelques bonjours dragueurs.

On a marché ainsi plusieurs heures à sillonner les ruelles du marché.




2019/2020 by Isabelle Grasset

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