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  • yzoisa

Résidence IFM Kénitra - Jour#11

A la recherche du matériel...

On m'a dit "ici au Maroc, tout est possible". Peut-être, mais il faut s'organiser à l'avance quand on a un délai à respecter ! Et il va aussi falloir que je m'adapte.

Hier après-midi, Hassan a fait jouer son réseau pour tenter de trouver un découpleur plasma portable. Ce matin encore, nous avons arpenté le quartier des "métalleux" (carrossiers, chaudronniers, métaliers et ferroniers) à la recherche dudit matériel. Inconnu ici. Il y a bien une entreprise qui travaille avec une table de découpe à l'oxycoupage, on connait le découpeur plasma sur table ou la découpe laser, mais sur Rabat ou Casablanca.

Finalement, nous rencontrons un fabricant de chaudières qui nous présente une machine de découpe au chalumeau manuelle. Il est d'accord pour nous la louer... et a mis beaucoup de temps à nous proposer un prix raisonnable, passant du million de dirhams, au demi-million, puis au quart de million pour arriver finalement à 400 dirhams (environ 40€) la journée!! :-) Bon, j'essaie la machine demain, espérant qu'elle conviendra pour les découpes des pièces à forger.

Pour le projet sur la porte, en revanche, cette machine ne conviendra pas. Je vais devoir m'adapter en utilisant un chalumeau propane+oxygène (choisi par souci d'économie plutôt que le combiné acéthylène+oxygène que j'utilise à mon atelier).

En fin de matinée, j'ai pu commencer à "désosser" la porte que l'Institut Français de Kénitra m'a demandé de prendre pour base d'un projet. Je parlerai plus de mon intention dans un prochain post.




L'atelier d'Hassan est un peu atypique dans le quartier. C'est le seul que j'ai pu voir qui n'est pas ouvert sur la rue. Tous les autres travaillent en partie sur le trottoir ou même dans la rue. Ce qui ne facilite ni la circulation ni le parking. Les ateliers se succèdent, les uns après les autres, et se mélangent un peu parfois dans la rue. Et tout le quartier est comme ça, c'est un quartier bois et métal. C'est assez étonnant pour moi. Le côté pratique c'est que les fournisseurs sont là aussi et que si un outil manque à l'un, il n'y a pas loin à aller pour l'emprunter ou pour sous-traiter le travail.


Pour le transport, des motos-bennes attendent un peu partout dans les rues qu'on leur confie une course. C'est une moto-benne qui a transporté la porte depuis l'Institut Français jusqu'à l'atelier, c'en est une autre qui a apporté des matériaux achetés chez un fournisseur un peu plus loin.





Derrière le portail de l'atelier d'Hassan, l'atelier est précédé d'une cour, gardée par un chien, qui vit là... chacun de ses jours. Deux autres encore, dans une cour à l'arrière. Ce sont les gardiens de l'atelier. Ils ne s'approchent pas, restent méfiants. Celui-ci a accepté mes caresses mais reste distant. Son regard... tapi à l'ombre sous la voiture...



2019/2020 by Isabelle Grasset

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